manifestations

Lundi 24 novembre 2008

Samedi matin 10 h 30 la famille RRUSTA arrive à l'aéroport de Biarritz Parme, les parents et leurs quatre enfants.

La Police aux Frontières veille et garde l'accès , impossible d'accéder aux deux véhicules où se trouve la famille.

Des bénévoles RESF de Pau sont venus avec la poussette du petit dernier, des manteaux, de l'argent et tentent sans succès depuis deux heures de pouvoir rencontrer la famille une dernière fois pour leur remettre leurs affaires.

La Police aux frontières ne veut rien entendre, pas plus à l'aéroport qu'au centre de rétention où ils ont été éconduits.

L'attente est longue, on parle aux parents au téléphone, l'institutrice parvient à joindre les enfants, signes des mains, de loin...grillage et uniforme empêchent tout contact physique, pourtant l'émotion d'un côté et la tension de l'autre sont perceptibles et se font face.

Les appels se multiplient, les démarches s'enchaînent comme une ultime tentative désespérée de faire cesser le mouvement, de stopper cette machine cruelle, absurde, et honteuse: c'est une famille que l'on expulse, un père une mère et quatre enfants auxquels un traitement de faveur a été réservé, un avion gouvernemental leur est spécialement destinée, comme un préfet en déplacement officiel.

Peut-être un ministre prendra place après eux sur ces mêmes sièges, honte à lui et aux lois qu'il applique.

Honte à nous qui laissons chaque jours se commettre, les mêmes atrocités que nous condamnons sans réserves, commise par nos grands-parents, par cette France de Vichy.

Qu'y a-t-il de différent ce matin?

Un gendarme finira par convaincre la police de prendre les affaires de la famille.

Un à un, en bout de piste les enfants montent dans l'avion, le bébé dans les bras d'un policier, les parents ensuite.

Honte à nous qui un fois encore, avons oublié Janusz Korczak, et les enfants de l'orphelinat du ghetto de Varsovie avec lesquels il a été déporté de son plein gré pour ne pas les abandonner et qui est à l'origine de la Convention Internationnale des Droits de l'Enfant.

On referme la porte, les moteurs se mettent en marchent et le Kosovo comme ligne de mire s'annonce, inéluctable.

Il fallait être là pour ne pas leur laisser croire que la tâche est banale, juste et honorable.

Il faudra continuer à être là, pour témoigner, pour dénoncer, pour ne pas s'habituer.



Pour le Groupe Local de la CIMADE

Laurence Hardouin

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Mercredi 14 mai 2008
POUR LA RÉGULARISATION IMMÉDIATE

DE VLADIMIR !

Rassemblement devant la Sous-préfecture de Bayonne

JEUDI 15 MAI À 17 H


Vladimir a 19 ans, il est de nationalité géorgienne, mais appartient à la communauté yéside qui subit des discriminations très importantes en Géorgie. Ses parents ont été assassinés, d'abord son père, puis sa mère alors qu'il est seulement âgé de 16 ans. Orphelin, Vladimir traverse seul toute l'Europe dans des conditions épouvantables pour rejoindre à Bayonne la seule famille qui lui reste : son demi-frère qui a obtenu le statut de réfugié politique de l'OFPRA.

Pris en charge par la sauvegarde de l'enfance, puis bénéficiaire d'un contrat « jeune majeur », Vladimir se destine au métier de cuisinier pour lequel le restaurateur François Miura lui propose un CDI. D'autre part, il est fortement impliqué dans la vie bayonnaise, notamment sur un plan sportif, puisqu'il pratique sa passion - le football - dans le club bayonnais des « Croisés de Saint André ».

À 18 ans, Vladimir entreprend de régulariser sa situation en préfecture, mais les papiers prouvant le décès de ses parents tardent à arriver. Il est arrêté une première fois en novembre 2007, avant d'être relâché pour des questions de procédure. À nouveau arrêté mi-avril 2008, Vladimir se trouve depuis au centre de rétention de Toulouse où il est menacé d'expulsion alors que le délibéré de la Cour administrative d'appel de Bordeaux qui permettrait sa régularisation est attendu aujourd'hui même.

Ne laissons pas expulser notre concitoyen Vladimir Kalachov vers la Géorgie où sa vie est en danger ! Régularisation pour Vladimir !

Rappel : La Cimade est signataire de l'appel au cercle de silence organisé chaque premier vendredi du mois de 18 à 19 heures à Bayonne place de la Liberté (mairie).

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Mercredi 23 avril 2008
A partir du 28 avril 2008 la CIMADE tiendra deux permanences par semaine les lundi et vendredi après-midi.

Les permanences se tiendront dans les locaux de la Confédération Syndicale des Familles (CSF)

20, rue Lagréou
64100 BAYONNE
Renseignements:  06/25/68/08/72 ou 05/59/59/14/09

 

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Mardi 22 avril 2008
DES CERCLES DE SILENCE POUR LA DIGNITE DES SANS PAPIERS
 
 
 
Parce que nous voulons continuer à exprimer publiquement notre refus d'une politique d'enfermement des étrangers dans des centres de rétention ;
 
Parce que nous refusons que des personnes soient expulsées de France parce qu'elles n'ont pas ou plus de papiers et ce sans tenir compte de leurs conjoints, familles et enfants ;
 
Parce que nous refusons que des hommes, des femmes et des enfants subissent des traitements inhumains et dégradants qui heurtent notre conscience ;
 
Parce que nous refusons que la police entre dans les écoles pour venir y chercher les enfants, parce que la place d'un enfant est à l'école et non dans un centre de rétention ;
 
Parce que les guerres de la faim vont encore contribuer à l'exil et au départ d'hommes et de femmes, souvent au péril de leur vie pour trouver ailleurs des moyens de survie pour eux-mêmes et leurs familles ;
 

Parce que le cercle de silence est une action non-violente de protestation qui rassemble des femmes et des hommes de divers horizons et des convictions philosophiques, politiques ou religieuses nous appelons toutes celles et tous ceux qui souhaitent s'associer à notre protestation de façon non-violente et silencieuse à nous rejoindre chaque premier vendredi de chaque mois à Bayonne à 18 heures place de la mairie.
 
 
Signataires : Ligue des Droits de l'Homme, Cimade, ASPAL, RESF, ATTAC, LAB; PCF, ACAT, Fraternité de Foucault,
 

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Lundi 21 avril 2008
euskalherria.com - Le JPB - Paperezkoa

 

Le combat continue avant la décision des sages
·Un rassemblement d'une centaine de personnes était organisé hier devant la sous-préfecture pour dire non aux tests ADN



Le projet de loi "Hortefeux" sur l'immigration vient d'être voté par le Parlement. Parmi les amendements de ce projet de loi, le très controversé dispositif autorisant le recours aux tests ADN dans le cadre du regroupement familial. Parce que cette loi doit passer par le Conseil Constitutionnel, saisi par le parti socialiste, avant d'être définitivement adoptée, les opposants au dispositif ont décidé de ne pas baisser les bras et de militer jusqu'au bout pour éviter l'officialisation d'un tel dispositif.

À Bayonne, c'est à l'initiative de la Ligue des Droits de l'Homme et de la Cimade, que de nombreux partisans au retrait du dispositif ADN se sont mobilisés devant la sous-préfecture et ont remis un document faisant part de leur opposition à M. le sous-préfet. Un rassemblement d'une centaine de personnes dont beaucoup de membres de parties politiques de gauche.

Le Parlement français avait adopté définitivement le mardi 23 octobre dernier le projet de loi de Brice Hortefeux sur l'immigration dans sa version définitive. Avec la mesure autorisant le recours aux tests ADN dans le cadre du regroupement familial. Une mesure contestée par l'opposition et jusque dans les rangs de la majorité. Les députés PS avaient déposé deux jours plus tard un recours au Conseil constitutionnel contre "l'ensemble" de la loi "Hortefeux" sur l'immigration, demandant au Conseil où siège Jacques Chirac, de censurer notamment les articles sur les tests ADN et les statistiques ethniques. Ce sont donc les "sages" qui auront dans les semaines à venir le dernier mot sur l'amendement ADN.

Pour maintenir la pression avant que le Conseil Constitutionnel ne se penche sur la question, les sections Pays Basque de la Ligue des Droits de l'homme et de la Cimade avaient décidé d'un rassemblement hier devant la sous-préfecture de Bayonne. Un mouvement pour relayer localement les initiatives hexagonales qui se multiplieront à l'approche de l'échéance des "sages". Aux alentours de 11h hier matin, ce sont près d'une centaine de personnes qui se sont retrouvées. Une assemblée constituée de militants des deux organismes à l'initiative, mais aussi de nombreuses personnalités du monde politique local, venant essentiellement des courants de gauche. PS, PC, Verts, LCR, AB,... tous étaient là pour marquer leur opposition à ce projet de loi.

En début de rassemblement, la Ligue des Droits de l'homme et la Cimade avaient organisé un prélèvement d'ADN symbolique sur des personnalités présentes. Un petit jeu auquel le conseiller régional M. Pouymayou, Mme Capdevielle et M. Kone du PS se sont pliés en s'installant devant une banderole où était inscrit le slogan "touche pas à mon ADN". Par la suite Mme Laurence Hardouin de la Cimade a lu la lettre qui devait être remise par la délégation à M. le sous-préfet. Un texte intitulé "Du fichage ADN au relent de haine" et rappelant les "menaces lourdes pour nos libertés" d'une loi qui "représente l'aboutissement d'une logique xénophobe qui ne se cache plus".

 


Nous avons fortement espoir que cette loi soit refusée car elle est contraire aux textes

Jean-Pierre VOISIN / Ligue des Droits de l'Homme

Président de la section bayonnaise de la Ligue des Droits de l'Homme, Jean-Pierre Voisin revient sur la nécessité de la mobilisation actuelle contre les tests ADN et fait part d'un certain optimiste quant à son retrait prochain par le Conseil Constitutionnel.


Pourquoi un tel rassemblement devant la sous-préfecture alors que le parlement a adopté la loi ?

La loi qui prévoit l'instauration de tests ADN pour les étrangers qui souhaitent faire venir leur famille en France a été adoptée par le Parlement, mais cette loi peut être repoussée par le Conseil Constitutionnel donc le combat continue. Nous voulons peser de tout notre poids pour dire que cette loi est dangereuse pour les libertés. Pas seulement pour les étrangers mais aussi pour les Français car elle remet en cause fondamentalement la notion de famille qui en France est une notion qui n'est pas seulement basée sur le sang. Les enfants adoptés, les enfants recueillis sont les enfants des personnes qui les ont pris en charge au même titre que les enfants biologiques. Sans compter tous les enfants dits naturels, pour lesquels on a réussi à faire en sorte que leur statut aujourd'hui soit un statut digne. Ce ne sont plus des bâtards. Est-ce qu'on veut aujourd'hui rétablir cette notion archaïque qui date d'un autre siècle ?

Une petite centaine de personnes à ce rassemblement est-ce une réussite ?


C'est un succès parce qu'un mardi à 11h il n'est pas évident de rassembler une petite centaine de personnes qui sont là pour dire leurs inquiétudes. Beaucoup de personnes qui travaillent n'ont pas pu être présentes mais elles nous soutiennent et nous l'ont fait savoir par courrier. Tous et toutes sont solidaires, et nous représentons ici beaucoup plus que le groupe qui peut paraître restreint. Partout en France nous avons des militants, des citoyens, des gens simples qui ne comprennent pas ce qui se passe et qui veulent dire leur opposition résolue à cette façon de ramener au biologique toutes les relations humaines. Dieu merci nous avons une autre conception en France de la démocratie et de la famille.


Quand le Conseil Constitutionnel doit-il se prononcer sur la question des tests ADN ?


Je n'ai pas le calendrier exact, mais c'est dans les semaines qui suivent et il ne faut surtout pas relâcher la pression. Il faut bien que le Conseil Constitutionnel se rende compte qu'indépendamment des aspects juridiques qui vont motiver sa décision, il y a aussi derrière lui une opinion publique qui n'accepte pas cette dérive gravissime, et cette remise en cause de la notion même de famille.


Avez-vous espoir qu'il aille dans votre sens ?


Nous avons fortement espoir qu'il refuse cette loi ADN. Parce que cette loi nous paraît en contradiction formelle avec les textes. Des textes qui prévoient que les tests ADN ne sont utilisés que dans le cadre d'enquêtes initiées par un juge d'instruction. Donc ça ne concerne que des délinquants potentiels ou des gens qui sont soupçonnés, et non des citoyens lambda qui demandent simplement à vivre en famille. Le droit à vivre en famille est un droit fondamental reconnu par la déclaration universelle des droits de l'homme et elle ne peut pas être remise en cause surtout sur des critères biologiques.

 

Par cimade Pays Basque
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Jeudi 17 avril 2008

 

  Une centaine de personnes, militants associatifs ou simples citoyens ont répondu à l'appel de la Cimade à venir manifester devant le centre de rétention administrative d'Hendaye dans le cadre, de sa participation au forum social Pays basque.

La Cimade a rappelé que l'Europe mais aussi la France avait pris le parti de rendre de plus en plus difficile l'accès des migrants sur son territoire, et que la France s'écarte de ce qui avait fait d'elle un pays de liberté, d'accueil et de protecteur des opprimés.

La Cimade entendait alerter l'opinion publique sur deux points, l'un tenant au fait que le nouveau centre de rétention administrative qui ouvrira le 1er avril 2008 va voir sa capacité d'accueil doubler passant de 15 à 30 places, mais aussi sur les discussions actuelles au parlement européen concernant une directive visant à uniformiser les délais de rétention dans tous les pays de l'union, fixant une durée de rétention pouvant aller jusqu'à 18 mois, alors même que la durée maximum prévue en France est actuellement de 32 jours.

Après quoi, les participants ont été invités à venir déposer devant l'entrée du commissariat de police d'Hendaye une valise, symbole pour les uns de voyage, d'exotisme, de vacances, et pour d'autres d'exil, d'espoir, de retour, et souvent de désespoir
Par cimade Pays Basque
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